Comment enlever les PFAS dans l'eau ?
Publié le 2 novembre 2026 · Par Y. Amazir
Pour enlever les PFAS dans l'eau, il faut les retenir au passage sur du charbon actif, sur de petites billes de résine ou contre une membrane très serrée. Inutile de sortir la grande casserole, car faire bouillir votre eau n'enlève pas ces polluants surnommés « éternels » ! À la maison, certains filtres retirent presque tous les PFAS mesurés alors que d'autres en retirent beaucoup moins.
L'essentiel
- Faire bouillir de l'eau n'enlève pas les PFAS : ils restent dans la casserole ou passent en partie dans l'air.
- Le charbon actif, les résines et les membranes retiennent les PFAS. Le charbon et les résines retiennent toutefois moins bien les plus petits d'entre eux.
- Les PFAS retenus ne disparaissent pas : il faut encore les détruire, à plus de 1 000 °C.
- À la maison, certains filtres retirent presque tous les PFAS mesurés et d'autres beaucoup moins. Le ministère de la Santé ne les juge pas nécessaires pour l'eau du robinet.
Pour enlever les PFAS de l'eau, il faut les retenir au passage
Une eau bien claire peut contenir des PFAS. Pour cette histoire d'eau, il suffit de savoir qu'un PFAS est une substance fabriquée par l'industrie. Ses atomes de carbone et de fluor sont si solidement liés qu'elle ne se casse presque jamais dans la nature. La plupart de ces substances se dissolvent dans l'eau comme une pincée de sel dans une casserole : on ne les voit plus et aucune passoire ne peut les attraper. Comment les retirer, alors ? Il faut des techniques capables de les retenir pendant que l'eau continue son chemin.
Faire bouillir de l'eau n'enlève pas les PFAS qu'elle contient
- Un avis officiel : l'agence régionale de santé (ARS) du Grand Est affirme que faire bouillir l'eau du robinet ne réduit pas les risques liés aux PFAS, parce que l'ébullition ne les supprime pas.
- Une question de température : l'eau bout à 100 °C, alors que la destruction presque complète des PFAS dans un four demande en général plus de 1 000 °C.
- Ce qui part dans la vapeur : l'ébullition réduit parfois très légèrement la quantité de PFAS. Une partie de ces substances passe alors dans l'air : le problème change de place sans être réglé.
- Ce qui peut passer dans vos aliments : l'eau de cuisson garde ses PFAS quand elle en contient, tandis que certains ustensiles de cuisson peuvent en apporter en plus petite quantité. Côté ustensiles, si vous préparez des gnocchis dorés et des épinards fondants sur une poêle en titane, vous cuisinez sur ce seul métal. Le titane est considéré comme le métal le plus biocompatible du monde : notre corps le tolère particulièrement bien. Les chirurgiens et les dentistes le posent même à l'intérieur du corps humain pour les prothèses de hanche et les implants dentaires. Pour les gnocchis que vos enfants ou vos petits-enfants réclament le mercredi midi, vous sortez donc une poêle 100 % saine, car aucune substance toxique ne passe de ce métal à vos aliments !
- Votre propre poêle : regardez si sa surface de cuisson porte un revêtement, car une poêle sans revêtement ne contient aucun PFAS.
- Deux avis sur l'eau de cuisson : là où l'eau du robinet ne doit plus être bue, l'ARS du Grand Est permet de cuire des aliments avec cette eau, « en l'état actuel des connaissances scientifiques ». L'agence de l'environnement de l'État américain du New Hampshire conseille pourtant une autre eau pour cuisiner quand celle du robinet dépasse ses normes. Pour elle, l'ébullition peut concentrer les PFAS dans certains aliments.
Les traitements habituels de l'eau potable ne retiennent presque pas les PFAS
- La coagulation et la floculation : pour rendre l'eau potable, une usine commence souvent par regrouper les particules de l'eau en petits flocons, qu'elle retire ensuite. Ces étapes ne sont pas efficaces contre les PFAS.
- Le chlore, l'ozone et la filtration classique : ces traitements ne retirent pas non plus une part importante des PFAS.
Les usines d'eau potable peuvent retenir les PFAS avec du charbon, des résines ou des membranes
Pour l'eau du robinet, une limite européenne de 0,1 microgramme par litre s'applique à la somme de 20 PFAS. Un microgramme, c'est un millionième de gramme. Cette limite ne dit pas à partir de quelle quantité une eau devient dangereuse : le ministère de la Santé la qualifie de « non sanitaire ». Il juge pourtant « indispensable de réduire l'exposition des populations », c'est-à-dire la quantité de PFAS que reçoivent les habitants. Et quand une commune dépasse cette limite ? À Saint-Louis, dans le Haut-Rhin, six installations mobiles de filtration au charbon actif ont été mises en place en novembre 2025. Le 15 décembre, l'eau était repassée sous cette limite : faire baisser les PFAS d'une eau du robinet est donc possible !
Le charbon actif retient les PFAS comme une éponge pleine de minuscules trous
- Comment il fonctionne : le charbon actif est un matériau plein de minuscules trous, fabriqué notamment à partir de bois. Quand l'eau le traverse, les PFAS se collent sur les parois de ses petits trous.
- Son efficacité : le charbon en grains retire de 60 à 90 % des PFAS. Tout dépend du PFAS et du temps que l'eau passe à son contact.
- Sa limite : ce charbon finit par se remplir de PFAS et doit être renouvelé souvent.
Les résines échangeuses d'ions attirent les PFAS comme de minuscules aimants
- Comment elles fonctionnent : ces résines échangeuses d'ions sont de toutes petites billes à la charge électrique positive. Elles attirent ainsi les PFAS, qui portent souvent une charge négative. D'où leur nom : un ion est une toute petite particule qui porte une charge électrique.
- Leur efficacité : elles retirent de 80 à 95 % des PFAS, moins quand l'eau contient d'autres polluants.
- Leur statut en France : un agrément est une autorisation officielle. En juillet 2024, les fabricants n'avaient demandé d'agrément en France pour aucune de ces résines contre les PFAS. D'autres pays les utilisent déjà. En juillet 2025, elles n'avaient toujours pas cet agrément.
La nanofiltration et l'osmose inverse bloquent les PFAS avec une membrane très serrée
- Comment elles fonctionnent : une forte pression pousse l'eau à travers une membrane percée de trous minuscules, comme une passoire d'une finesse extrême. L'eau passe, alors que la plus grande partie des PFAS reste de l'autre côté.
- Leur efficacité : l'osmose inverse retire plus de 90 % des gros PFAS (dits à chaîne longue) et jusqu'à 99 % de certains petits PFAS (dits à chaîne courte). La nanofiltration va jusqu'à 98 % pour les gros PFAS et peut descendre à 70 % pour les petits.
- Leurs limites : ces techniques consomment beaucoup d'énergie. L'osmose inverse retire aussi les minéraux de l'eau, qu'il faut ensuite lui rendre.
Une commune peut aussi mélanger son eau ou changer de source
- D'autres solutions : une commune peut se raccorder à une autre source d'eau, mélanger son eau avec celle de cette source ou se brancher sur un réseau voisin. En Auvergne-Rhône-Alpes, sur 17 dépassements de la limite réglés au 15 juin 2026, 12 l'ont été en changeant le mélange des eaux et 5 grâce au charbon actif.
- Ce que ce choix change : mélanger deux eaux n'enlève aucun PFAS. Leur quantité baisse seulement dans chaque litre, comme dans un sirop que l'on allonge avec de l'eau.
Les PFAS les plus petits passent plus facilement à travers le charbon et les résines
Certains PFAS sont bien plus difficiles à attraper que d'autres, hélas ! Tous sont bâtis sur une chaîne d'atomes de carbone, plus ou moins longue. Plus cette chaîne est courte, plus le PFAS reste mêlé à l'eau et moins il se fixe sur le charbon. Or l'industrie a remplacé une partie des anciens PFAS par des PFAS à chaîne plus courte.
Le charbon actif retient moins bien les PFAS dont la chaîne est courte
- Des places limitées : sur le charbon, les places finissent par manquer, comme dans un bus plein. Les PFAS à chaîne longue prennent alors la place des plus courts, qui repartent dans l'eau.
- Des chiffres à manier avec prudence : l'efficacité des traitements de l'eau a surtout été étudiée sur deux PFAS à chaîne longue, le PFOA et le PFOS. Elle peut être plus faible pour les autres.
Le charbon et les résines retiennent mal le TFA, le plus petit des PFAS
- Ce qu'est le TFA : l'acide trifluoroacétique, ou TFA, se forme notamment quand certains gaz utilisés dans les frigos et certains pesticides se dégradent. L'agence française de sécurité sanitaire l'a retrouvé dans 92 % des échantillons d'eau de sa campagne d'analyses de 2023 à 2025. Deux tiers de ces prélèvements avaient été faits là où un risque était soupçonné. Le ministère de la Santé précise que les quantités relevées restent largement inférieures à 60 microgrammes par litre, le repère de santé retenu pour l'instant.
- Ce qui le laisse passer : le charbon actif et les résines sont peu efficaces contre le TFA. Il est en effet très petit et se dissout très bien dans l'eau.
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Ce qui le retient : une installation d'essai d'osmose inverse en a retiré plus de 99,9 %. En général, l'osmose inverse reste pourtant moins efficace sur le TFA que sur les autres PFAS. Elle coûte de toute façon trop cher et consomme trop d'énergie pour traiter de très grandes quantités d'eau.
En savoir plus
- Le contrôle de l'eau du robinet : le TFA ne compte pas parmi les 20 PFAS de la limite européenne. Un décret du 22 décembre 2025 prévoit de le rechercher à partir de janvier 2027.
Les PFAS retenus ne disparaissent pas : il faut encore les détruire
Quand vous faites couler un café, l'eau traverse le filtre et le marc reste derrière. Avec les PFAS, c'est la même histoire : le charbon, la résine ou la membrane les arrête, puis il faut s'occuper de ce qui reste. Sauf que ce marc-là ne se dégrade presque pas ! Le traitement de ces déchets reste un défi technique non résolu.
Détruire les PFAS du charbon et des résines demande une très forte chaleur
- Un four à plus de 1 000 °C : seule l'incinération du charbon et des résines détruit les PFAS, à condition de maîtriser ce qui part dans l'air.
- Tous les fours ne conviennent pas : les incinérateurs d'ordures ménagères et ceux qui brûlent les boues des stations d'épuration ne sont pas assez chauds pour garantir cette destruction. En revanche, les incinérateurs de déchets dangereux et les cimenteries peuvent monter assez haut.
- La réactivation du charbon : chauffer le charbon usé pour le réutiliser coûte cher en énergie et fait passer des PFAS dans des gaz à traiter.
L'osmose inverse produit une eau très chargée en PFAS à traiter
- Le concentrat : ce que la membrane arrête reste dans une petite partie de l'eau, appelée concentrat. Dans une usine, environ 20 % de l'eau qui arrive finit ainsi très chargée.
- Un rejet qui pose problème : ce concentrat est parfois rejeté dans la nature alors qu'il demanderait un traitement de plus.
Les techniques qui détruisent les PFAS dans l'eau restent à l'essai
- Les pistes étudiées : des produits chimiques très puissants, un courant électrique ou des ultrasons peuvent casser le lien entre le carbone et le fluor. Ces procédés restent coûteux et gourmands en énergie.
- Agir à la source : pour le plus petit des PFAS, il est bien plus efficace d'empêcher les rejets que de nettoyer l'eau après coup.
Quel filtre à eau est le plus efficace pour éliminer les PFAS ?
Le verdict ? Deux appareils installés sous l'évier retirent presque tous les PFAS mesurés : l'osmoseur et le filtre à deux étages. Ce résultat a été mesuré aux États-Unis en 2020, avec une eau qui n'est pas forcément comme la vôtre. L'osmoseur est relié à la plomberie. Il pousse l'eau à travers une membrane très serrée : c'est l'osmose inverse.
| Filtre étudié (États-Unis, 2020) | Ce qu'il a retiré |
|---|---|
| Osmoseur sous l'évier | Presque tous les PFAS mesurés |
| Filtre à deux étages sous l'évier | Presque tous les PFAS mesurés |
| Autres filtres au charbon actif (carafe, robinet, réfrigérateur, sous l'évier) | Résultats variables : environ 60 à 70 % des PFAS à chaîne longue, environ 40 % des PFAS à chaîne courte |
| Filtre au charbon actif à l'entrée de la maison | Résultats variables : plus de PFAS après le filtre dans 4 systèmes sur 8 |
Deux appareils sous l'évier retiennent presque tous les PFAS étudiés
- Le filtre à deux étages : il fait passer l'eau par deux filtres successifs. Dans des maisons de Caroline du Nord, il a fait aussi bien que l'osmoseur, même si peu de ces filtres ont été testés.
- L'eau rejetée : pour chaque litre filtré, un osmoseur courant rejette au moins cinq litres d'eau.
- L'entretien : la cartouche ou la membrane se change en général une fois par an.
L'efficacité des carafes filtrantes varie énormément d'un modèle à l'autre
- Ce qu'en dit une agence française : dans des communes où l'eau est interdite à la boisson, l'agence régionale de santé du Grand Est ne recommande pas les carafes filtrantes, car leur efficacité contre les PFAS reste à démontrer.
- Ce qui a été mesuré : dans un essai canadien publié en 2024, les 2 carafes certifiées contre le PFOA et le PFOS ont retiré 96 % des PFAS ou plus, sur 160 litres filtrés. Les 3 autres en ont retiré de 20 à 77 %. En Pologne, en 2025, 12 carafes et 5 gourdes filtrantes ont retiré de 31 à 99 % des PFAS selon le modèle.
- Pourquoi de tels écarts : tout dépend de ce que contient la cartouche et de l'eau qui la traverse. Dans cet essai canadien, un même modèle de carafe a retiré 20 % des PFAS avec l'eau d'une ville et 48 % avec celle d'une autre.
- Ce que l'on ne sait pas encore : en 2024, les études sur l'efficacité des filtres de la maison dans la vie réelle se comptaient sur les doigts d'une main.
Un filtre à l'entrée de la maison peut même augmenter les PFAS
- Une mauvaise surprise : un filtre placé à l'entrée de la maison traite toute l'eau du logement. Aux États-Unis, en 2020, sur huit systèmes de ce type au charbon actif, quatre donnaient une eau plus chargée en PFAS après le filtre qu'avant. Ces systèmes retirent aussi le désinfectant de l'eau, ce qui peut favoriser les bactéries dans les tuyaux.
- La douche et le bain : filtrer toute l'eau de la maison est inutile et plus coûteux. Pour la plupart des PFAS, la douche et le bain ne représentent pas un risque important, parce que la peau en absorbe peu.
- Le cas de l'adoucisseur : il sert à retirer le calcaire, mais pas les PFAS.
Pour le ministère de la Santé, un filtre individuel n'est pas nécessaire
Faut-il alors courir acheter un osmoseur ? Le ministère de la Santé répond non : comme l'eau du robinet est déjà contrôlée avant d'arriver chez vous, « les solutions de filtration individuelles ne sont pas nécessaires ». Si vous souhaitez tout de même installer un filtre, autant savoir ce qu'il faut vérifier avant de sortir la carte bleue.
L'eau du robinet ne représente qu'une part de notre exposition aux PFAS
- Une part minoritaire : pour la plupart des gens, l'eau du robinet représente environ 10 à 20 % de l'exposition aux PFAS. Ce repère ne vaut pas pour les nourrissons jusqu'à 2 ans, les femmes enceintes ou qui allaitent et les personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies. Près d'un site pollué, cette eau peut aussi devenir la principale source.
- Un contrôle obligatoire : depuis janvier 2026, la recherche de 20 PFAS fait partie du contrôle sanitaire de l'eau du robinet. Ses résultats montrent où se trouvent les PFAS en France dans cette eau, jusque dans votre commune.
- À lire avant tout achat : les résultats d'analyse de votre commune sont la première étape pour savoir quelle eau boire pour éviter les PFAS.
Là où l'eau est interdite à la boisson, les autorités déconseillent les filtres
- La consigne : quand le préfet, qui représente l'État dans le département, interdit de boire l'eau du robinet, l'agence régionale de santé du Grand Est ne recommande ni les carafes ni les filtres sur robinet. Dans des communes de la Meuse et des Vosges, de l'eau en bouteille a alors été prévue pour les habitants.
- Une carafe ne rend pas potable une eau qui ne l'est pas : elle est uniquement destinée à une eau du robinet déjà potable.
Si vous choisissez malgré tout un filtre, vérifiez sa certification et changez ses cartouches
- La certification : l'organisme américain NSF certifie les filtres avec sa norme 53 pour le charbon et sa norme 58 pour l'osmose inverse. La norme 53 ne couvre pas toujours les PFAS, si bien qu'il faut vérifier qu'ils figurent dans les essais de l'appareil.
- Les cartouches : une cartouche peut se remplir de PFAS rapidement, d'où l'importance de suivre les consignes du fabricant. Un filtre à charbon mal entretenu peut même augmenter les PFAS de l'eau filtrée.
- La carafe au frais : l'agence française de sécurité sanitaire recommande de la garder au réfrigérateur et de boire l'eau filtrée idéalement dans les 24 heures, parce que des microbes peuvent s'y développer.
Vos questions sur l'élimination des PFAS dans l'eau
Comment détecter les PFAS dans l'eau ?
Pour détecter les PFAS dans l'eau, il faut une analyse en laboratoire. On ne peut ni les voir, ni les sentir, ni les goûter.
Quels sont les 3 moyens pour purifier l'eau ?
Pour rendre l'eau potable, une usine s'appuie en général sur la filtration, sur des traitements physiques et chimiques et sur la désinfection. Ces trois étapes ne suffisent pas contre les PFAS : il faut y ajouter du charbon actif, des résines ou des membranes, ou changer de source d'eau.
Combien coûte un filtre qui retire les PFAS ?
Un filtre sous l'évier coûte plusieurs centaines d'euros. En 2026, prévoyez au moins 500 euros pour un osmoseur, sans compter l'entretien ni l'eau rejetée. Une carafe est moins chère à l'achat. À long terme, elle peut revenir plus cher qu'un filtre sous l'évier.
Le mot de la fin
Une casserole qui bout ne viendra donc jamais à bout des PFAS. Mais vous savez maintenant ce qui les retient, ce qui les laisse passer et ce qu'ils deviennent ensuite. Si vous installez un filtre, vous le choisirez en connaissance de cause. Côté cuisson, vous pouvez faire dorer vos gnocchis du mercredi sans arrière-pensée : la poêle en titane reste 100 % saine. Servir un verre d'eau reste le geste le plus simple de la journée : autant le faire en sachant ce qu'il contient.
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