Comment éviter les PFAS dans l'alimentation ?
Publié le 2 novembre 2026 · Par Y. Amazir
Pour éviter les PFAS dans l'alimentation, variez vos menus et l'origine de vos produits, écartez les emballages qui résistent au gras et cuisinez avec des ustensiles en verre, en inox, en fonte ou en bois non traité. Avec ces conseils des autorités de santé, vous n'éviterez pas toutes ces substances surnommées « polluants éternels », présentes aujourd'hui dans l'eau et les sols. Vous pouvez pourtant en recevoir moins à chaque repas, tout en continuant à bien manger !
L'essentiel
- Les PFAS de notre assiette viennent surtout des aliments eux-mêmes et, dans une moindre mesure, de certains emballages ou de certaines poêles.
- Varier ce que l'on mange et l'endroit d'où cela vient est le premier conseil des autorités de santé.
- Le ministère de la Santé conseille aussi d'éviter les emballages qui résistent au gras et de cuisiner avec des ustensiles en verre, en inox, en fonte ou en bois non traité.
- Aucune cure « détox » n'a prouvé qu'elle faisait sortir les PFAS du corps : le conseil donné à tous reste d'en recevoir moins.
Les PFAS de notre assiette viennent surtout des aliments eux-mêmes
Un repas préparé à la maison peut contenir des PFAS. Un PFAS est une substance chimique que l'industrie fabrique à partir de carbone et de fluor, pour rendre des objets antiadhésifs, imperméables ou résistants à la chaleur. Une partie de ces PFAS a fini dans la nature, si bien qu'on en trouve aujourd'hui dans l'eau, les sols et l'air, puis dans les plantes et les animaux.
Ces PFAS arrivent jusqu'à nous surtout par nos aliments et notre eau de boisson. Viennent ensuite, dans une moindre mesure, certains emballages et certains ustensiles de cuisson. Pour éviter les PFAS dans l'alimentation, tout commence donc par ce que l'on met dans son panier, bien avant le choix de sa poêle.
Suivons une journée de repas tout à fait ordinaire. Au petit-déjeuner, un œuf à la coque peut contenir des PFAS quand la poule a vécu sur une terre polluée. À midi, une pizza livrée peut en recevoir de son carton, quand celui-ci a été traité pour résister au gras. Le soir, une truite peut en avoir accumulé si elle a grandi dans une rivière qui en contient. Les courgettes du potager peuvent en recevoir elles aussi, par la terre ou par l'eau qui sert à les arroser. Enfin, une poêle antiadhésive classique porte le plus souvent un revêtement en PTFE, un plastique de la famille des PFAS. Une truite saisie à la poêle en titane cuit au contraire sur du titane pur, sans le moindre plastique entre le poisson et le métal.
Vos petits-enfants restent dîner ? Leur truite dore alors dans cette poêle 100 % saine, sur du titane considéré comme le métal le plus biocompatible du monde : ce mot savant désigne tout simplement un matériau avec lequel notre corps vit sans problème.
L'alimentation est notre première source de PFAS
-
En Europe : pour la plupart des gens, l'alimentation est la principale source de PFAS. Les poussières et l'air de la maison peuvent toutefois peser lourd eux aussi chez certaines personnes.
En savoir plus
- Deux façons d'en recevoir : un aliment se charge en PFAS le long de la chaîne alimentaire, puisque ces PFAS passent de la terre à la plante, puis de la plante à l'animal. Un aliment peut aussi en recevoir au contact des matériaux qui servent à le fabriquer et à l'emballer.
- L'eau de cuisson : une eau polluée peut aussi augmenter beaucoup les PFAS d'un repas, puisqu'elle sert à faire cuire les aliments. Au moment de choisir quelle eau boire pour éviter les PFAS, pensez donc aussi à l'eau des pâtes ou de la soupe.
Les emballages et les poêles apportent moins de PFAS que les aliments eux-mêmes
- Les emballages : le ministère de la Santé les range derrière les aliments. Certains d'entre eux augmentent probablement la quantité de PFAS que nous recevons. Leur part reste toutefois difficile à chiffrer.
- Les poêles antiadhésives classiques : un peu de PFAS peut passer de leur revêtement aux aliments pendant la cuisson. Ces petites quantités pèsent toutefois peu à côté des PFAS déjà présents dans les aliments crus.
Comment se débarrasser des PFAS dans le corps ?
Notre corps se débarrasse des PFAS tout seul, par les urines et par la bile, ce liquide que le foie produit pour digérer les graisses. Il faut pourtant des années pour éliminer les PFAS que l'on connaît le mieux. Peut-on accélérer ce départ, comme le promettent certains sites ? Aucune cure « détox » n'a prouvé qu'elle y parvenait. Quelques méthodes médicales sont étudiées, mais seulement chez des personnes qui ont reçu beaucoup plus de PFAS que la moyenne. Pour tout le monde, le conseil des autorités reste donc d'en recevoir moins jour après jour.
Les PFAS les plus étudiés mettent des années à diminuer de moitié
- Le PFOA et le PFOS : ce sont les deux PFAS que les scientifiques connaissent le mieux. Il faut de 2,3 à 8,5 ans pour éliminer la moitié du PFOA présent dans le sang. Pour le PFOS, il faut de 3,1 à 7,4 ans.
- Une baisse qui se mesure : à Ronneby, en Suède, l'eau du robinet d'un tiers des foyers était polluée par les mousses anti-incendie d'un aérodrome voisin. Après le passage à une eau propre en décembre 2013, le PFOA a baissé d'environ 26 % par an dans le sang des habitants suivis. La baisse a été de 20 % par an pour le PFOS et de 13 % pour un troisième PFAS, le PFHxS.
Aucune cure détox n'a prouvé qu'elle faisait sortir les PFAS du corps
- Ce que l'on trouve en ligne : certains sites proposent des cures de plantes ou de compléments alimentaires censées « détoxifier » le foie de ses PFAS. Aucune de ces cures n'a pourtant prouvé chez l'homme qu'elle faisait baisser les PFAS du sang.
- L'avis d'une agence publique : « Il n'existe pas de traitement réel ou de remède pour se décontaminer », écrit l'agence de l'environnement de la région de Bruxelles.
Donner son sang ou son plasma a fait baisser les PFAS de pompiers australiens
- Pourquoi le sang : le PFOA et le PFOS, les deux PFAS les plus étudiés, circulent surtout dans le sang, accrochés à une protéine. Retirer du sang revient donc à retirer une partie de ces PFAS. Le sang perdu pendant les règles explique d'ailleurs que les femmes éliminent les PFAS plus vite que les hommes.
- L'essai : en Australie, 285 pompiers exposés aux mousses anti-incendie ont été suivis pendant un an, répartis en trois groupes. Le premier donnait toutes les six semaines son plasma, c'est-à-dire la partie liquide du sang. Un autre donnait son sang toutes les douze semaines, alors que le dernier ne donnait rien.
- Le résultat : au bout d'un an, le PFOS avait baissé dans le sang des donneurs, surtout chez ceux qui donnaient leur plasma. Il n'avait pas bougé dans le groupe qui ne donnait rien.
- Ce qui reste incertain : d'autres recherches sont nécessaires pour savoir ce que cette baisse change pour la santé. Aucun seuil ne permet de dire à partir de quand le bénéfice de ces dons de sang ou de plasma l'emporte sur leurs risques.
- Un taux mesuré au départ : seuls les pompiers dont le sang contenait assez de PFOS pouvaient entrer dans l'essai.
Certains médicaments contre le cholestérol peuvent accélérer l'élimination de certains PFAS
- Le chemin de la bile : le foie rejette une partie des PFAS dans la bile, qui arrive ensuite dans l'intestin. L'intestin reprend toutefois une grande partie de ces PFAS, qui repassent alors dans le sang.
- Ce que font ces médicaments : certains médicaments contre le cholestérol, comme la cholestyramine, retiennent la bile dans l'intestin. Une partie des PFAS part alors avec les selles, au lieu de repasser dans le sang.
-
En Suède : dix habitants qui avaient reçu beaucoup de PFAS ont pris un médicament de ce type pendant douze semaines. Le PFOS, l'un des PFAS les plus étudiés, a baissé de 38 % dans leur sang, contre 2 % pendant une période sans traitement.
En savoir plus
- Un usage encore à l'étude : d'autres études sont nécessaires pour peser les risques, les coûts et les bénéfices de cet usage. En Suisse, l'Office fédéral de la santé publique précise que ces méthodes ne sont discutées que pour les personnes qui ont reçu beaucoup de PFAS.
Varier son alimentation est le premier conseil des autorités de santé
Imaginez que vous mangiez chaque jour le même aliment, venu chaque fois du même endroit. S'il contient des PFAS, vous en recevez un peu chaque jour, pendant des années. Or, quand le ministère de la Santé décrit les effets de ces substances sur le corps humain, il parle justement de certains PFAS reçus sur une longue durée. Varier ses menus et l'origine de ses produits évite donc de toujours tomber sur le même aliment chargé en PFAS.
Tous les aliments n'en contiennent pas autant : repérer les aliments qui contiennent le plus de PFAS aide à mieux répartir ses menus. Faut-il pour autant se priver de poisson ou d'œufs ? Rassurez-vous, la réponse est non pour ceux du commerce, dont la loi européenne limite les PFAS ! La prudence concerne surtout certains poissons de rivière et les œufs de certains poulaillers familiaux.
Les autorités de santé conseillent de varier ses repas et de cuisiner maison
- Varier son alimentation : c'est le premier des conseils de la Direction générale de la santé, un service du ministère de la Santé. Le ministère de la Transition écologique l'a repris en avril 2026 pour limiter la quantité de PFAS que l'on reçoit.
- Des produits peu transformés : cette direction conseille des produits non transformés, surtout des fruits et des légumes de saison, bio « si possible ». Elle recommande aussi de les laver, de les éplucher et de préférer la cuisine faite maison.
- Le bio et les pesticides : certains pesticides appartiennent à la famille des PFAS. Or l'agriculture biologique n'a pas le droit d'utiliser de pesticides chimiques fabriqués par l'industrie.
Changer de provenance évite de recevoir toujours les PFAS d'un même lieu
- Le conseil d'une agence régionale : chaque région a son agence régionale de santé, un organisme public qui veille sur la santé des habitants. Celle d'Île-de-France recommande de varier son alimentation et les endroits d'où viennent ses produits, pour limiter les polluants qui restent longtemps dans l'environnement, dont les PFAS.
- L'exemple du sud de Lyon : les œufs les plus chargés en PFAS venaient de poulaillers situés près d'un site chimique. Plus on s'éloigne des sites industriels, moins l'endroit semble compter : des œufs pondus non loin les uns des autres peuvent alors présenter des taux de PFAS très différents.
Le poisson reste conseillé deux fois par semaine, en variant les espèces
- Deux fois par semaine : l'agence française de sécurité sanitaire, qui veille notamment sur nos aliments, conseille de manger du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras comme le saumon, la sardine ou le maquereau. Elle recommande aussi de varier les espèces et les endroits d'où vient ce poisson, pour limiter les polluants que le poisson peut accumuler.
- Les poissons d'eau douce : la même agence conseille de limiter à deux fois par mois l'anguille, le barbeau, la brème, la carpe et le silure, des poissons de rivière qui accumulent fortement les polluants. Elle descend à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge d'avoir un enfant, les filles et les enfants de moins de trois ans.
- Une précision sur ces repères : l'agence les a fixés pour d'autres polluants, comme les dioxines, les PCB ou le mercure, et non pour les PFAS. Au sud de Lyon, des PFAS ont toutefois été trouvés dans toutes les espèces de rivière analysées, dont le silure et le barbeau.
- Ne pas s'en priver : le poisson apporte des oméga-3, des graisses utiles au cerveau et au cœur. Le supprimer de ses menus ferait donc perdre ces bienfaits.
Près d'un site pollué, les autorités peuvent déconseiller les œufs, les légumes du potager ou les poissons pêchés sur place
Près d'une usine qui a rejeté des PFAS ou d'un terrain où l'on a beaucoup utilisé des mousses anti-incendie, la terre et l'eau peuvent en être très chargées. Les œufs du poulailler, les légumes du jardin et les poissons pêchés sur place peuvent alors en recevoir bien plus que la moyenne. Dans ces zones, les autorités publient des conseils précis : ce sont eux qu'il faut suivre en priorité.
Les agences régionales de santé, ces organismes publics qui veillent sur la santé dans chaque région, publient aussi leurs analyses : chacun peut ainsi vérifier si sa commune est concernée.
Les œufs de votre poulailler ne sont soumis à aucune limite de PFAS
- Les aliments du commerce : depuis le 1er janvier 2023, la loi européenne fixe une quantité maximale pour quatre PFAS dans les poissons, les coquillages, les crustacés, les œufs, la viande et les abats vendus. Un aliment qui la dépasse ne peut pas être mis en vente.
- Les fruits et les légumes : la Commission européenne n'a fixé pour eux que de simples repères. Les dépasser déclenche une enquête, sans interdire la vente.
- Les aliments produits chez soi : il n'existe en revanche aucune limite pour les aliments que les particuliers produisent eux-mêmes.
- Le cas des œufs : les PFAS retrouvés dans les œufs s'expliquent peut-être par ceux de la terre où vivent les poules. Les œufs accumulent si bien ces polluants que l'agence régionale de santé d'Auvergne-Rhône-Alpes s'en sert pour mesurer la pollution d'un territoire.
Les agences régionales de santé publient des conseils commune par commune
- Au sud de Lyon : dans plusieurs communes proches d'un site chimique, l'agence régionale de santé conseille aux habitants qui ont un poulailler de ne manger ni leurs œufs ni leurs volailles. Elle déconseille aussi les fruits et les légumes des potagers situés à moins de 500 mètres de la zone où retombent les rejets. Dans cette zone, elle demande de ne pas utiliser l'eau des puits privés ni l'eau de pluie, pas même pour arroser.
- La pêche : au même endroit, les services de l'État déconseillent les poissons pêchés dans le Rhône en aval du site, c'est-à-dire plus bas sur le trajet de l'eau, et dans une rivière voisine, le Garon.
- Les commerces : les fruits et les légumes vendus sur les marchés ne sont pas concernés, puisqu'aucune exploitation agricole ne se trouve dans la zone des 500 mètres. Les œufs de sept élevages professionnels contrôlés autour de la zone respectaient d'ailleurs tous la limite européenne.
- Ailleurs en France : les agences régionales de santé déconseillent aussi les œufs des poulaillers de particuliers autour de Rumilly, en Haute-Savoie, et dans toute l'agglomération parisienne.
Quelques précautions peuvent limiter les polluants dans les œufs d'un poulailler familial
- Une mangeoire et un aliment adapté : dans son « petit guide de l'autoconsommation en toute sécurité », le ministère de la Santé conseille de nourrir les poules dans une mangeoire plutôt que sur le sol, avec un aliment adapté à leurs besoins. La façon d'élever et de nourrir les poules peut justement changer la quantité de PFAS de leurs œufs.
- La limite de ces gestes : ces précautions ne remplacent pas les conseils des zones touchées, où les autorités déconseillent ces œufs.
Les emballages qui résistent au gras peuvent céder des PFAS aux aliments
Pour qu'un carton de pizza ne se tache pas de gras, certains fabricants le traitent avec des PFAS, qui repoussent l'eau comme le gras. Une partie de ces PFAS peut alors passer du carton à la pizza. Le ministère de la Santé conseille donc d'éviter d'utiliser ou de réutiliser les emballages qui résistent à l'eau ou au gras : ceux de la restauration rapide, des pizzas et des plats préparés, ainsi que la vaisselle jetable.
Depuis le 12 août 2026, un règlement européen interdit de vendre des emballages alimentaires qui contiennent des PFAS au-delà de seuils très bas. Cette interdiction vise tous les PFAS, plastiques fluorés compris.
Le papier et le carton qui résistent au gras contiennent parfois des PFAS
- Une barrière étanche : les PFAS des emballages servent surtout à rendre le papier et le carton étanches aux aliments, en particulier liquides.
- Aux États-Unis : du fluor, l'un des composants des PFAS, a été trouvé dans 46 % des papiers d'emballage de restauration rapide analysés. Sur vingt échantillons examinés de plus près, six contenaient du PFOA, l'un des PFAS les plus étudiés. Ce qui passait ensuite dans les aliments n'a toutefois pas été mesuré.
Évitez de réchauffer vos plats dans des récipients ou des emballages en plastique
- Le conseil du ministère de la Santé : évitez de réchauffer vos aliments dans du plastique, au four à micro-ondes par exemple. Pour cuisiner, il conseille au contraire le verre : un plat en verre peut donc servir à réchauffer vos restes.
- Un réchauffage trop puissant : une trop forte puissance au micro-ondes augmente le risque que les substances de l'emballage passent dans l'aliment. Ce résultat porte sur d'autres substances des emballages en plastique, pas sur les PFAS.
- Une barquette ne se réutilise pas : l'agence française de sécurité sanitaire déconseille de transformer une barquette prévue pour un seul usage en plat pour le micro-ondes.
Pour cuisiner, le ministère de la Santé conseille le verre, l'inox, la fonte et le bois non traité
Et au moment de passer aux fourneaux, dans quoi cuisiner ? Le ministère de la Santé conseille des matériaux « aptes au contact alimentaire » : le verre, l'inox, la fonte et le bois non traité. Il recommande au contraire d'éviter « les poêles antiadhésives, les bouilloires et les contenants en plastique, surtout si ces ustensiles sont usés ». Une poêle antiadhésive apporte moins de PFAS que le contenu de l'assiette. Elle touche pourtant vos aliments repas après repas, à très forte chaleur.
Le revêtement d'une poêle antiadhésive classique est le plus souvent en PTFE
- Un PFAS à part entière : le PTFE est un plastique fluoré, vendu notamment sous le nom de Téflon. Pour le ministère de la Santé, il est réputé non toxique. Certains de ces plastiques peuvent pourtant se transformer en d'autres PFAS, de leur fabrication jusqu'à leur fin de vie.
- Intact : tant qu'il est en bon état et qu'on ne le fait pas surchauffer, ce revêtement est considéré comme stable, c'est-à-dire qu'il ne se décompose pas.
- Une fois abîmé : des particules potentiellement toxiques peuvent se détacher de ce revêtement pour finir dans votre assiette.
- Le remplacement : une poêle antiadhésive classique dont le revêtement est abîmé se remplace aussitôt par une neuve. Même une toute petite rayure pose problème sur un revêtement en PTFE : c'est le premier signe à guetter pour savoir quand jeter cette poêle.
- Les mentions sur l'emballage : ni la mention « sans PFOA », qui ne vise qu'un seul PFAS, ni le petit dessin d'un verre et d'une fourchette ne disent si une poêle contient des PFAS.
Sans revêtement, l'inox, la fonte et le titane ne contiennent aucun PFAS
- Directement sur le métal : sur une poêle en titane pur, en inox ou en fonte naturelle, vos aliments cuisent sans aucun revêtement fluoré. Et si une poêle en titane se raye au fil des repas ? Une rayure ne représente absolument aucun danger : en cas de rayure, l'aluminium placé sous le titane ne sera jamais au contact de vos aliments.
- Leur différence : le titane, l'inox et la fonte sont tous les trois 100 % sains. Le titane ne contient pas de nickel, ce qui compte pour les personnes allergiques à ce métal. Les chirurgiens posent du titane à l'intérieur même du corps humain, pour les prothèses de hanche et les implants dentaires : une poêle en titane est donc 100 % saine. Actuellement, aucune autorité sanitaire ne signale de danger pour une poêle en titane.
- La céramique : aucun polluant éternel n'entre dans la fabrication d'un revêtement céramique.
- Les autres familles : la fonte émaillée, par exemple, ne porte pas de PTFE non plus : elle fait donc aussi partie des poêles sans Téflon.
Offre limitée
Poêle en titane martelé - 28 cm129€ - Livraison offerte
- 90 jours pour l'essayer, satisfait ou remboursé
- Retours gratuits
- Paiement 100 % sécurisé
Vos questions sur les PFAS dans l'alimentation
La cuisson fait-elle disparaître les PFAS des aliments ?
Non, la cuisson ne fait pas disparaître les PFAS, qui résistent très bien à la chaleur : c'est même l'une des raisons pour lesquelles l'industrie les utilise. Aucune preuve solide ne montre qu'une façon de préparer le poisson change la quantité de PFAS qu'il contient. Les études sur l'effet de la cuisson se contredisent d'ailleurs encore.
Une alimentation riche en fibres aide-t-elle à éliminer les PFAS ?
On ne le sait pas encore, même si une première piste existe. En 2025, une petite étude canadienne a suivi 72 hommes, dont une partie prenait des fibres alimentaires contre le cholestérol : au bout de quatre semaines, certains des PFAS les plus surveillés n'avaient baissé de façon significative que chez eux. Des études plus longues restent pourtant nécessaires avant de conclure.
Que faire pour éviter les PFAS quand on est enceinte ou que l'on allaite ?
Par précaution, le ministère de la Santé recommande aux femmes enceintes ou qui allaitent d'appliquer tout particulièrement ses conseils, comme éviter les emballages qui résistent au gras ou cuisiner avec des ustensiles en verre, en inox ou en fonte. En Île-de-France, l'agence régionale de santé leur déconseille aussi les œufs des poulaillers familiaux. Les PFAS peuvent en effet passer de la mère au bébé pendant la grossesse, à travers le placenta, puis dans le lait maternel. Le ministère précise pourtant que l'allaitement reste à privilégier, du fait de ses nombreux bénéfices pour le nourrisson.
Le mot de la fin
Éviter tous les PFAS n'est pas possible aujourd'hui. On peut pourtant en recevoir moins, sans rien sacrifier au plaisir de bien manger. Ce plaisir reste entier sur une poêle en titane, où la truite dore sans le moindre revêtement. Un poisson qui change d'une semaine à l'autre, des œufs dont on connaît l'origine, un reste de plat réchauffé dans un récipient en verre, une poêle sans revêtement fluoré : chacun de ces choix paraît minuscule. Répétés jour après jour, ils peuvent pourtant réduire peu à peu la part de PFAS qui arrive dans votre assiette. C'est ainsi que l'on prend soin des siens, un repas après l'autre.
À lire ensuite


