Quels sont les effets des PFAS sur le corps humain ?
Publié le 2 novembre 2026 · Par Y. Amazir
Les PFAS ont trois effets jugés suffisamment prouvés sur le corps humain : moins d'anticorps fabriqués après certains vaccins, plus de cholestérol dans le sang et un bébé un peu plus léger à la naissance. C'est le ministère de la Santé lui-même qui l'écrit, noir sur blanc ! Sur bien d'autres organes, du foie à la thyroïde, les PFAS sont seulement soupçonnés d'agir, avec des preuves encore limitées.
L'essentiel
- Trois effets des PFAS ont un niveau de preuve jugé suffisant : moins d'anticorps après certains vaccins, plus de cholestérol et un poids de naissance un peu plus faible.
- Les PFAS sont seulement soupçonnés d'agir sur le foie, la thyroïde, la fertilité ou le développement de l'enfant.
- Le risque dépend de la quantité de PFAS que l'on reçoit et de la durée pendant laquelle on la reçoit.
- Le PFOA et le PFOS sont les deux PFAS les plus inquiétants, alors que la dangerosité de la plupart des autres reste inconnue.
Dans le corps, les PFAS circulent dans le sang et se concentrent dans le foie et les reins
Une fois avalés, les PFAS les plus étudiés passent dans le sang, puis se concentrent dans le foie et les reins. Il faut savoir qu'un PFAS est une substance chimique créée par l'industrie. Elle est si résistante qu'on la surnomme « polluant éternel ». Ces substances restent des années dans le foie et les reins, parce que notre corps les élimine très lentement. Elles entrent dans notre corps surtout par ce que l'on mange et ce que l'on boit. Certains emballages et certains ustensiles de cuisson en apportent aussi, mais en moindre quantité. C'est le cas des poêles antiadhésives classiques, dont le revêtement est en lui-même un PFAS. En revanche, avec une poêle en titane, vos légumes, votre poisson et votre viande cuisent sur une surface de titane pur qui ne porte aucun revêtement.
Soir après soir, vous préparez ainsi le repas de vos proches sur cette poêle. Le titane est considéré comme le métal le plus biocompatible du monde. Les chirurgiens posent des prothèses de hanche en titane parce que le corps humain le supporte très bien : cette poêle est donc 100 % saine. D'autres poêles ne portent pas non plus de Téflon, le revêtement antiadhésif le plus répandu : c'est notamment le cas de celles en inox, en fonte, en acier ou en cuivre doublé d'inox.
Dans le sang, les PFAS se fixent sur une protéine appelée albumine
- Dans le sang : le PFOA et le PFOS sont les deux PFAS les plus étudiés. Ils se fixent sur l'albumine, une protéine qui transporte de nombreuses substances dans notre sang.
- Dans le foie et les reins : c'est dans ces deux organes qu'ils se concentrent le plus.
Notre corps ne transforme pas les PFAS les plus étudiés et les élimine lentement
- Aucune transformation : notre corps ne transforme ni le PFOA ni le PFOS. Ces molécules ressortent telles qu'elles sont entrées.
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Une sortie très lente : les PFAS quittent le corps par les urines et par la bile, ce liquide que le foie verse dans l'intestin pour aider à digérer les graisses. L'intestin et les reins en récupèrent toutefois la plus grande partie, qui repasse dans le sang au lieu de quitter le corps.
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- Des années pour en éliminer la moitié : il faut plusieurs années pour que la quantité de PFOA ou de PFOS dans le sang diminue de moitié. Cette lenteur demeure même quand on cesse d'en recevoir : c'est toute la difficulté quand on se demande comment se débarrasser des PFAS dans le corps.
Est-ce que les PFAS sont dangereux ?
Oui, les PFAS les plus étudiés sont dangereux pour la santé. Mais comment les scientifiques savent-ils qu'un effet est bien établi ? Ils ne s'arrêtent pas à une seule étude : ils rangent chaque effet selon la solidité de toutes les preuves réunies, ce que l'on appelle le niveau de preuve.
Les scientifiques rangent chaque effet selon la solidité de ses preuves
- Un niveau de preuve suffisant : de nombreuses études observent le même effet chez des personnes exposées aux PFAS, c'est-à-dire en contact avec ces substances. Le ministère de la Santé compte aujourd'hui trois effets de ce niveau.
- Un effet soupçonné : quelques études observent un effet que d'autres ne retrouvent pas. Le ministère parle alors de preuves « limitées ou insuffisantes ».
- Aucun lien de cause établi : pour certaines maladies, comme le diabète, les études n'ont pas encore montré que les PFAS en sont une cause.
Deux choses qui vont ensemble ne prouvent pas que l'une cause l'autre
- Une image de l'été : les jours de grand soleil, on vend plus de glaces et l'on voit aussi plus de coups de soleil. Pourtant, les glaces ne donnent pas de coups de soleil : c'est le soleil qui explique les deux !
- Pour les PFAS : quand une étude observe plus de cholestérol chez les personnes qui ont le plus de PFAS dans le sang, on parle d'une association. Il faut d'autres preuves pour affirmer que les PFAS en sont la cause.
- Les autres causes possibles : les troubles étudiés peuvent aussi avoir bien d'autres causes, comme la génétique, les habitudes de vie ou d'autres polluants. Un taux de cholestérol élevé est d'ailleurs fréquent dans la population.
Les agences sanitaires ne classent pas les effets des PFAS de la même façon
- Trois ou quatre effets : le ministère de la Santé retient trois effets dont le niveau de preuve est jugé suffisant. Les Académies américaines des sciences en ajoutent un quatrième, le cancer du rein. L'institut de santé publique du Québec reprend leur liste de quatre effets.
- La thyroïde : c'est une petite glande du cou. Santé publique France, l'agence nationale chargée de la santé de la population, range les troubles de cette glande parmi les effets les mieux établis, alors que le ministère les dit seulement soupçonnés.
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Notre repère : quand les agences ne sont pas d'accord, nous suivons le ministère de la Santé.
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Trois effets des PFAS sur la santé ont un niveau de preuve jugé suffisant
Trois effets des PFAS ont aujourd'hui un niveau de preuve scientifique jugé suffisant. Ils touchent les défenses de notre corps, le cholestérol et le poids des bébés à la naissance. Ces effets ont surtout été observés avec les PFAS les plus étudiés, comme le PFOA et le PFOS. Le cancer n'entre pas dans cette liste du ministère de la Santé, qui le traite à part : le lien entre les PFAS et le cancer s'examine en effet cancer par cancer.
Les PFAS sont associés à une baisse des anticorps fabriqués après certains vaccins
- Les anticorps : ce sont des défenses que notre corps fabrique pour reconnaître un microbe, après une maladie ou après un vaccin.
- Ce que l'on observe : les personnes les plus exposées aux PFAS fabriquent moins d'anticorps après certains vaccins, comme ceux contre la diphtérie et le tétanos.
- Les PFAS concernés : cet effet a surtout été observé avec le PFOA, le PFOS et deux de leurs proches cousins, le PFHxS et le PFDA.
- Ce que l'on ne sait pas encore : on ne peut pas dire si les vaccins protègent moins bien, ni si ces personnes tombent plus souvent malades.
Les PFAS sont associés à une hausse du cholestérol dans le sang
- Ce que l'on observe : plus le sang contient de PFAS, plus le taux de cholestérol a tendance à être élevé. Cette hausse touche le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol, que les médecins appellent LDL.
- Les PFAS concernés : cet effet a été observé avec le PFOA, le PFOS et deux de leurs cousins, le PFNA et le PFDA.
- Une cause encore discutée : cette association se retrouve dans un grand nombre d'études. Le lien de cause reste toutefois incertain.
Les PFAS de la mère sont liés à un bébé un peu plus léger
- Ce que l'on observe : plus une future mère a de PFOA ou de PFOS dans le sang, plus le poids de son bébé à la naissance a tendance à être faible.
- Une baisse faible : cette baisse est estimée de 1 à 20 grammes pour chaque nanogramme de PFOA ou de PFOS en plus par millilitre de sang de la mère. Un nanogramme, c'est un milliardième de gramme.
- Une baisse en moyenne : cet écart se mesure en comparant un grand nombre de naissances. On ne peut donc pas en déduire le poids d'un bébé en particulier.
Quelles maladies causent les PFAS ?
Les PFAS sont soupçonnés de favoriser plusieurs maladies. Pourtant, les preuves de ce lien restent limitées. Il faut aussi distinguer un effet d'une maladie : un taux de cholestérol un peu plus élevé n'est pas une maladie en soi.
Certains de ces effets ne se voient d'ailleurs pas : ce sont des réactions du corps sans aucun signe visible, ce qui peut donner envie de tester son taux de PFAS.
Les PFAS sont soupçonnés d'agir sur le foie, la thyroïde et la fertilité
- Le foie : certaines études observent une hausse de certaines enzymes du foie, des substances dont le taux augmente quand cet organe est abîmé.
- La thyroïde : les PFAS sont soupçonnés de dérégler la thyroïde, cette petite glande du cou qui règle de nombreuses fonctions du corps.
- La fertilité : l'infertilité fait aussi partie des troubles soupçonnés, sans preuve suffisante à ce jour.
D'autres effets soupçonnés touchent la grossesse, l'intestin, les reins et l'enfant
- La grossesse : une tension trop élevée pendant la grossesse fait partie des troubles soupçonnés.
- L'intestin et les reins : une maladie de l'intestin appelée rectocolite hémorragique fait aussi partie des troubles soupçonnés, tout comme un moins bon fonctionnement des reins.
- Le développement de l'enfant : certains troubles du développement du cerveau sont soupçonnés eux aussi : troubles de l'attention, troubles du spectre autistique ou troubles cognitifs, qui touchent la mémoire et le raisonnement.
Le diabète et les maladies du cœur restent sans lien de cause établi
- Ce que dit le ministère de la Santé : à ce jour, aucun lien de cause n'est établi entre les PFAS et le diabète ou les maladies du cœur et des vaisseaux sanguins.
- Des pistes de recherche : de nombreux sites internet présentent ces maladies comme des effets des PFAS, alors qu'elles restent à ce jour de simples pistes de recherche.
Le risque dépend de la quantité de PFAS reçue et de la durée d'exposition
Un couteau de cuisine est dangereux par nature. Le risque de se couper dépend pourtant de la façon dont on s'en sert. Il en va de même pour les PFAS : leur danger, c'est ce qu'ils peuvent faire au corps, alors que le risque dépend de la quantité reçue et de la durée de l'exposition, c'est-à-dire du temps passé en contact avec ces substances. Les effets connus concernent d'ailleurs une exposition longue et répétée. Pour la plupart d'entre nous, la première source de PFAS se trouve dans l'assiette : il vaut donc la peine d'apprendre à éviter les PFAS dans l'alimentation.
Une agence européenne a fixé une dose de PFAS tolérable chaque semaine
- La dose hebdomadaire tolérable : c'est la quantité que l'on peut avaler chaque semaine sans risque pour la santé. En 2020, l'Autorité européenne de sécurité des aliments l'a fixée à 4,4 nanogrammes par kilo de poids corporel et par semaine. Cette dose vaut pour quatre PFAS réunis : le PFOA, le PFOS, le PFNA et le PFHxS.
- Un repère, pas une loi : cette dose sert à juger si ce que l'on mange présente un risque pour la santé.
- Un repère concret : faisons le calcul pour un adulte de 70 kilos. Cela représente 308 nanogrammes par semaine, soit environ 0,3 millionième de gramme.
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Une dose déjà dépassée : une partie de la population européenne dépasse cette dose, ce que l'agence européenne juge préoccupant.
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Les preuves les plus solides viennent des personnes les plus exposées
- Des personnes très exposées : une grande partie des connaissances vient d'ouvriers d'usines de PFAS et d'habitants dont l'eau était très polluée.
- Les animaux : d'autres preuves viennent d'expériences sur des animaux, à des quantités souvent bien plus fortes que celles du quotidien.
- Ce qui reste incertain : pour une personne exposée comme tout le monde, on manque encore de données pour savoir à quel point un effet est probable et grave selon la quantité reçue.
Les bébés à naître, les jeunes enfants et certains travailleurs sont les plus vulnérables
Face aux PFAS, nous ne sommes pas tous égaux. Certaines personnes en reçoivent davantage, alors que d'autres y sont plus sensibles parce que leur corps est en pleine construction. Rassurez-vous si vous allaitez : le ministère de la Santé conseille de privilégier le lait maternel pour les nourrissons, même quand on y trouve des traces de polluants.
Les PFAS passent de la mère au bébé pendant la grossesse et l'allaitement
- Pendant la grossesse : les PFAS de la mère traversent le placenta, l'organe qui nourrit le bébé dans le ventre de sa mère.
- Pendant l'allaitement : on en retrouve aussi dans le lait maternel.
- Le lait maternel reste recommandé : ses nombreux bénéfices en font l'alimentation à privilégier pour les nourrissons.
- La prudence : par précaution, le ministère recommande aux femmes enceintes ou qui allaitent de réduire leur exposition aux PFAS.
Les enfants reçoivent environ deux fois plus de PFAS par kilo que les adultes
- Par kilo de poids corporel : les tout-petits et les autres enfants reçoivent en moyenne environ deux fois plus de PFAS que les adolescents et les adultes.
- Un effet repéré chez eux : la dose de PFAS jugée tolérable chaque semaine par l'Autorité européenne de sécurité des aliments repose d'ailleurs sur une étude allemande qui a mesuré moins d'anticorps contre la diphtérie chez des enfants d'un an.
Les ouvriers des usines de PFAS et les pompiers sont parmi les plus exposés
- Dans les usines : les ouvriers des usines de produits chimiques qui fabriquent ou utilisent des PFAS y sont directement exposés à des quantités élevées.
- Les pompiers : en plus de ce qu'ils mangent et boivent, ils sont exposés aux PFAS des mousses anti-incendie qu'ils utilisent.
- D'autres métiers : cette exposition au travail peut aussi concerner le traitement des textiles et la fabrication de produits électroniques.
- Les riverains : les habitants qui vivent près de certains sites pollués peuvent aussi être plus exposés.
Quels sont les PFAS les plus dangereux ?
Les PFAS les plus dangereux connus sont le PFOA et le PFOS, suivis du PFHxS, du PFNA et du PFDA. Il n'existe pourtant aucun classement officiel unique : chaque agence regarde un critère différent.
Le PFOA et le PFOS sont les PFAS aux dangers les mieux connus
- Les plus étudiés : les études disponibles portent sur les PFAS les plus connus et les plus utilisés, dont le PFOA et le PFOS font partie.
- Les trois effets établis : le PFOA et le PFOS sont associés à chacun des trois effets dont le niveau de preuve est jugé suffisant.
- Le cancer : fin 2023, le Centre international de recherche sur le cancer a classé le PFOA « cancérogène pour l'homme », c'est-à-dire capable de provoquer un cancer, et le PFOS « peut-être cancérogène pour l'homme ». Ce classement mesure la solidité des preuves, et non le risque à une dose donnée.
- Les premiers PFAS limités : le PFOS et le PFOA ont été les deux premiers PFAS limités par une convention mondiale, c'est-à-dire un accord entre de nombreux pays.
Le PFHxS, le PFNA et le PFDA complètent la liste des plus inquiétants
- Les quatre PFAS de la dose tolérable : avec le PFOA et le PFOS, le PFHxS et le PFNA forment les quatre PFAS retenus en 2020 pour la dose tolérable européenne.
- Le PFDA : il est associé à deux des trois effets les mieux établis, sur les vaccins et sur le cholestérol.
Le GenX et d'autres PFAS sont jugés extrêmement préoccupants en Europe
- Le GenX : il a remplacé le PFOA dans la fabrication de certains plastiques à base de fluor. Présenté comme plus sûr, il pose des problèmes comparables.
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Une liste européenne : l'Agence européenne des produits chimiques a inscrit le GenX en 2019 sur sa liste des « substances extrêmement préoccupantes », puis deux autres PFAS, le PFBS en 2020 et le PFHpA en 2023.
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Un PFAS très fréquent dans l'eau pourrait être classé toxique pour la reproduction
- Le TFA : c'est le PFAS le plus souvent retrouvé lors d'une grande campagne de mesure de l'eau, menée en France de 2023 à 2025 par l'agence française de sécurité sanitaire.
- Un classement en cours : en juin 2026, le comité d'évaluation des risques de l'Agence européenne des produits chimiques a approuvé son classement comme « toxique pour la reproduction », c'est-à-dire capable de nuire à la fertilité ou au bébé à naître. Ce classement ne deviendra obligatoire qu'après son adoption par la Commission européenne.
- Des doses bien plus fortes : chez l'animal, les effets sur la reproduction n'ont été observés qu'à des quantités bien plus fortes que celles de l'environnement.
- Une dose revue à la baisse : en juillet 2026, l'Autorité européenne de sécurité des aliments a abaissé la quantité de TFA que l'on peut avaler chaque jour sans risque, de 0,05 à 0,014 milligramme par kilo de poids corporel.
La dangerosité de la plupart des PFAS n'a jamais été étudiée
- Aucune donnée : il n'existe aucune donnée sur les effets de certains PFAS.
- Pas de conclusion pour toute la famille : les effets observés pour quelques PFAS ne peuvent pas être étendus à toute la famille.
- Une liste prioritaire : l'agence française de sécurité sanitaire a établi une liste de PFAS à surveiller en priorité, selon leur danger et leur présence dans l'environnement.
- Le PTFE des poêles antiadhésives : les chimistes appellent PTFE le plastique que l'on connaît sous le nom de Téflon. Pour le ministère de la Santé, ce plastique est réputé non toxique. Le ministère précise toutefois que certains plastiques de ce type peuvent se transformer en d'autres PFAS et que leurs effets éventuels demandent encore des études.
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Vos questions sur les effets des PFAS
Les PFAS sont-ils des perturbateurs endocriniens ?
Certains PFAS sont considérés comme des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire des substances capables de dérégler nos hormones. Le ministère de la Santé écrit que certains PFAS sont « assimilés à des perturbateurs endocriniens », alors que l'agence française de sécurité sanitaire les dit « suspectés » d'agir sur nos hormones. Les preuves chez l'homme restent limitées à ce jour.
Une exposition courte aux PFAS est-elle dangereuse ?
On ne sait pas encore si une exposition courte aux PFAS est dangereuse : ses effets n'ont pas été décrits chez l'homme, même à des niveaux très élevés. Les effets connus des PFAS ont été observés après une exposition longue et répétée.
Les PFAS font-ils grossir ?
Rien ne prouve à ce jour que les PFAS fassent grossir : aucun lien de cause n'est établi entre les PFAS et l'obésité. Les études se poursuivent sur ce sujet.
Le mot de la fin
Les PFAS ne sont donc pas anodins : trois de leurs effets ont un niveau de preuve jugé suffisant et beaucoup d'autres sont étudiés de près. Leur risque dépend toutefois de la quantité reçue jour après jour, pendant des années. C'est une bonne nouvelle, parce que vous pouvez agir sur une partie de cette quantité : d'abord par ce que vous mettez dans votre assiette, puis par le choix de la poêle dans laquelle vous le faites cuire. Une poêle en titane ne contient aucun PFAS et reste 100 % saine : de l'omelette baveuse aux légumes bien dorés, vous pouvez y régaler toute la maison chaque soir !
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